Séjour à Font Romeu – Entre Cerdagne et Capcir

Font Romeu est situé au sud du massif du Carlit et du Capcir (Formiguères, les Angles…) et domine la plaine de la Cerdagne  et les villages de Eyne, Saillagouse, Bourg-Madame et notamment Mont-Louis qui est une citadelle fortifiée par Vauban au XVIIème siècle.

Depuis Font Romeu, on distingue à l’est dans les brumes matinales, le massif du Canigou qui domine la vallée de la Têt, .

 Depuis le même point de vue, le village de Bolquère le soir.

Au sud, on a une belle vue sur la Cambre d’Aze (qui signifie « dos d’âne), au pied duquel se trouvent les pistes de ski d’Eyne et de St Pierre Del Forcats. A son sommet se trouve un joli cirque dans lequel se forment en hiver de belles goulottes mixtes.

Plus à l’Est, dominant les villages d’Odeillo et Valcebollère, on aperçoit les contreforts de la Sierra des Cadi, en Espagne.

Durant tout le séjour, la lumière n’était pas terrible pour cause de canicule engendrant un voile atmosphérique marqué, même à l’aube. Pour la lumière cristalline, il faudra revenir! Mais en tout cas ces paysages offrent un beau potentiel pour le photographe, comme cette scène prise sur le sentier de la vallée d’Eyne, où l’on trouve beaucoup de blocs de granit, vestiges de l’ère primaire, comme dans tout le reste de la Cerdagne.

En attendant la belle lumière pour les photos de paysage, on peut toujours partir à la recherche des bêtes féroces qui peuplent ces contrées, pour peu qu’on se donne la peine de les chercher un peu.

D’ailleurs, il y a des fois où il n’y a pas besoin de les chercher, ce sont des rencontres fortuites, comme ces deux daguets (jeunes cerfs) rencontrés un soir alors que j’étais allé du côté du Puig de la Tossa, vers le col de la Llose. On distingue le velours qui recouvre leurs bois. A la différence des cornes qui poussent continuellement, les bois de ces cervidés vont tomber cet hiver et d’autres, plus longs, vont pousser l’an prochain et ainsi de suite les années suivantes.
Ils n’étaient pas bien farouches et j’ai pu les approcher à une cinquantaine de mètres avant de me faire repérer. Le 70-200mm a quand même ses limites et j’ai du fortement recadrer l’image ci-dessus (il lui reste tout de même 5 Megapixels, merci le D800!).


On retrouve dans ces paysages les jolis blocs de granit typiques de la Cerdagne, ici devant les pics Gallinas et Redoun, que sépare le col Mitja, et le Pic de Reco, dans le prolongement de l’arête à droite.


  Au crépuscule, toujours aussi brumeux, je prend cette photo de la plaine de la Cerdagne, avec au fond, la Sierra del Cadi, côté espagnol.

En redescendant du col de la Llose, des brumes résiduelles et les réflexions du soleil, déjà couché, sur les nuages me permettent de prendre une belle photo des pics Péric (le grand et le petit), au pied desquels se situe le lac des Bouillouses et où je me suis également rendu.

 

Après une ballade en famille le long du lac des Bouillouses qui m’a permis de faire une repérage, je reviens le lendemain à l’aube sur vers les contreforts des pics Péric pour une séance photo matinale. Mon lever à 5h et mon heure de marche nocturne n’ont pas été récompensés par une lumière exceptionnelle, un fin voile nuageux atténuant les rayons du soleil. Ce voile a néanmoins conféré une atmosphère douce à la scène.

Un peu plus à l’ouest, mon point de vue élevé sur les méandre de la Têt, toute proche de sa source et qui vient former le lac artificiel des Bouillouses, donnent un rendu très graphique.

En redescendant, la lumière a disparu… Restent les vaches dans le vallon de la Grave qui paissent tranquillement au bord de la Têt.

Voila pour cet intermède pyrénéen, une semaine plus tard, nous partirons passer une dizaine de jours dans les Alpes, à Chamonix.