La Jonction et les glaciers du Mont-Blanc

A Chamonix, monter à la Jonction n’est pas qu’une simple randonnée, c’est un endroit unique pour se plonger au coeur d’immenses glaciers. Dépaysement garanti!

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Une nuit en altitude à la Pointe Helbronner

La Pointe Helbronner est située dans le massif du Mont-Blanc, versant italien et surplombe depuis ses 3462m d’altitude la ville valdôtaine de Courmayeur. Accessible en téléphérique, c’est en quelque sorte l’homologue de l’Aiguille du Midi qui surplombe quant à elle Chamonix.

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Memorial Maria Luisa 2014

Grimpeur au sommet de l'Aiguillette d'Argentière la nuit avec un faisceau lumineux. En arrière plan, l'Aiguille Verte et la voie lactée. Un bouquetin curieux assiste au spectale en silence.Je suis très honoré que ma photo « Shadow Spectator » ait reçu une « highly commended mention » lors le prestigieux concours international Memorial Maria Luisa dans la catégorie « Man in the Nature ».
Je fais partie des 12 français primés sur les 70 lauréats. Je suis très heureux de me retrouver aux côtés de photographes dont j’admire le travail comme Jean-François, Haguenmuller, Alex Buisse ou Laurent Baheux.

Vous pouvez visionner la video des photos finalistes ici.

Mes plus belles photos de 2014

Comme l’an dernier, je vous propose de revenir en images sur cette année 2014 et je vous présente les photos qui m’ont le plus marqué. J’ai essayé de n’en garder que 10 mais c’est vraiment trop difficile alors en voici 12!

2014 a été pour moi une année très riche, avec d’abord la naissance de mon second fils Noé en novembre. Egalement une année j’ai pu rencontrer de nombreux autres photographes lors d’expositions où j’ai eu la chance de participer (Barr, Montier-en-Der). J’ai également continué à faire de belles sorties photo en montagne, en particulier pour étoffer ma galerie de photos de nuit « Etoiles et Montagnes« , que j’essaierai d’exposer en 2015.

J’en profite pour souhaiter à toutes et à tous une très bonne et heureuse année 2015!

1. Les images sont présentées par ordre chronologique et on commence par une photo prise en janvier 2014 proche du col du Lautaret dont les lumières dans la nuit laissent penser à un feu et à de la fumée mais il n’en est rien. Cet image a été publiée en double page dans l’édition décembre 2014 – janvier 2015 de Alpes Magazine.

Les lumieres du Col du Lauratet de nuit. En arriere plan, le Pic Gaspard et la Meije. Massif des Ecrins.

 

2. Toujours dans le froid, en février 2014, mais dans les Pyrénées cette fois. Je me suis vraiment bien caillé à attendre par -10°C le lever de soleil sur la chaîne du Carlit, mais cette image me tenait depuis longtemps à coeur. Le Pic Carlit (2911m) est le premier grand sommet que j’ai gravi, étant adolescent. Le début de ma carrière de montagnard!Premiers rayons sur le Carlit

3. Mars 2014, ça caille toujours autant à l’aube au sommet du Moucherotte, dans le Vercors. Avec une bien belle ambiance avec cette mer de nuages. Lever de soleil au Moucherotte en hiver

4. Mai 2014, le miroir des Fétoules (le plus petit lac nommé des Ecrins) est éclairé par les reflets de la lune, qui elle joue avec les nuages. J’étais parti là bas bivouaquer pour photographier les étoiles mais les nuages en ont décidé autrement!Reflets nocturnes dans le lac du Miroir des Fetoules en Oisans, massif des Ecrins. Des nuages en arriere plan et l'heure bleue engendrent une ambiance sombre et mysterieuse.

5. Les Roches Tuilière et Sanadoire, dans le Puy de Dôme, en mai 2014. L’orage s’éloigne, laissant place au premiers rayons de soleil au loin. De là où je suis il pleut encore, et il faut m’imaginer derrière mon trépied armé d’un parapluie pour protéger le matériel.Panorama du point de vue de Roche Tuiliere et Sanadoire

6. Une belle photo du lac Guichard en Juin 2014 qui m’a valu la couverture du magazine Chasseur d’Images cet été!

Lac de montagne au crépuscule. Les Aiguilles d'Arves se reflètent dans les eaux limpides du Lac Guichard, massif des Grandes Rousses. Pose longue.

7. Même jour que la précédente mais de nuit cette fois. J’ai attendu environ 2h que nuages laissent transparaitre la voie lactée afin de la photographier avec son reflet dans le lac.

Voie lactee se refletant dans un lac des Alpes (nightscape).

8. Incontestablement ma photo préférée, celle dont je suis le plus fier depuis bien longtemps. Elle restera sans doute au sommet de mon panthéon personnel (avant je l’espère qu’elle soit détrônée par une encore plus belle). Après un repérage des lieux en 2010, où j’avais repéré ce point de vue, vers 3000m d’altitude, j’y suis retourné en juillet 2014 avec un ami. Après 4h de montée sous la pluie dans du terrain délicat avec des sacs bien chargés, une pause de quelques heures au refuge du Couvercle, puis de nouveau une heure de marche en repartant vers minuit, nous avons passé la nuit dehors à shooter et profiter du spectacle. Bien crevés, avec un bon mal aux genoux, je mettrai 6h pour redescendre par le balcon de la mer de glace, 2 jours avant une immense chute de séracs du glacier de la Charpoua qui fera malheureusement plusieurs morts. Je me la serai bien gagnée celle là!

La voie lactee au dessus du Mont-Blanc avec au premier plan la Mer de Glace et les Aiguilles de Chamonix.

9. Avec cinq minutes de marche depuis la voiture, cette photo du lac Servières prise en Août 2014 ne nécessite pas le même engagement que la précédente, mais je la trouve intéressante d’un point de vue graphique. Lac de Servieres. Auvergne.

10. Toujours en Août 2014, un petit souvenir de bivouac étoilé dans les Pyrénées, au pied du Pic Carlit.Tente éclairée de nuit au bord d'un lac des Pyrénées avec la voie lactée

11. « Le spectateur de l’ombre ». Voici comment j’ai baptisé cette image, où l’idée initiale était de monter avec 2 amis faire les pitres avec la frontale au sommet de l’Aiguillette d’Argentière. Le fameux spectateur est donc un petit bouquetin qui s’est invité sur cette image. Un coup de bol tout à fait extraordinaire puis qu’il est venu se placer de telle manière à ce que sa silhouette se découpe parfaitement sur fond de voie lactée, et qu’il est resté immobile pendant la quinzaine de secondes qu’a nécessité la pose! Cette image sera exposée lors d’une exposition prestigieuse à Paris en 2015 (détails à venir). J’en suis très fier!!

Grimpeur au sommet de l'Aiguillette d'Argentière la nuit avec un faisceau lumineux. En arrière plan, l'Aiguille Verte et la voie lactée. Un bouquetin curieux assiste au spectale en silence.

12. On termine cette rétrospective 2014 avec une image prise en octobre de l’Aiguille Dibona, magnifique flèche de granit, jouant avec les nuages et le soleil dans le vallon du Soreiller.Photo de l'Aiguille Diblan, pointe effilée, en noir et blanc

Photos de nuit en montagne

Grimpeur au sommet de l'Aiguillette d'Argentière la nuit avec un faisceau lumineux. En arrière plan, l'Aiguille Verte et la voie lactée. Un bouquetin curieux assiste au spectale en silence.

Cela faisait un petit moment que je n’avais pas posté de nouvel article sur mon blog mais c’était pour la bonne cause. J’ai beaucoup passé de temps sur mes images de nuit, en ai pris beaucoup de nouvelles cet été et retravaillé la quasi-totalité des images de mon ancienne galerie grâce à de nouvelles techniques apprises au fil du temps et issues de mes expérimentations personnelles.

Je vous présente aujourd’hui ma nouvelle galerie « Etoiles et Montagnes » que vous pourrez découvrir en cliquant sur ce lien. Ceci est le fruit de deux années de travail, qui ont souvent nécessité de longues marches nocturnes, des bivouacs, des attentes dans le vent et froid glacial de l’hiver, de nuits blanches, des buts météo, sans compter les dizaines d’heures passées derrière l’ordinateur.

A l’image de la photo ci-dessus de ce grimpeur au sommet de l’Aiguillette d’Argentière sous l’oeil dubitatif de ce jeune bouquetin, spectateur de l’ombre, on se sent vraiment tout petit la nuit seul dans la montagne. Il n’y a plus un son, plus une lumière, juste un petit être posé sur sa planète, devant les forces de la montagne et l’immensité de l’univers.

En espérant vous faire découvrir la nuit autrement.

Etoiles et Montagnes

Etoiles et Montagnes

L’Arête des Cosmiques à l’Aiguille du Midi

L'arete des Cosmiques

L’arête des Cosmiques est une célèbre course d’alpinisme chamoniarde. D’accès très facile grâce au téléphérique de l’Aiguille du Midi, elle se fait facilement à la demi-journée et est très fréquentée.

Cotée AD, c’est une mini-course mixte très complète, qui en cette fin juin 2014, se parcourait tout en crampons. Elle est accessible à beaucoup, du moment qu’on a le pied montagnard et que l’on sait grimper un minimum. Les passages rocheux sont dans le III/III+, avec la fameuse fissure en IV en guise de crux (mais nous y reviendrons plus bas).

Panneau de l'arete de l'Aiguille du Midi, debut de la Vallee Bla24062014_JO08098_Crampons_grotte_glace-950Après avoir chaussé les crampons dans la grotte de glace, tout commence donc par la descente de l’arête de neige de l’Aiguille du Midi, point de départ de la vallée blanche l’hiver. Une arête pas très large sur le haut qui vous plonge directement en haute-montagne.24062014_JO08112-95024062014_JO08105-95024062014_JO08111-950Pour ma quatrième ascension de cette arête, c’était cette fois accompagné d’amis américains et nous sommes montés la veille, ou plutôt descendus, au refuge des Cosmiques. Situé à 3613m d’altitude, c’est un des refuges gardés les plus hauts de France. Il est généralement emprunté en majorité par les alpinistes en partance pour le Mont-Blanc par les 3 monts, itinéraire majeur (mais exposé) menant au toit de l’Europe que j’ai eu la chance de parcourir en 2005 avec un de mes meilleurs amis.24062014_JO08120-95024062014_JO08124-95024062014_JO08132-95024062014_JO08125-950Après une soirée et une nuit dans la brume, l’aurore laissait espérer quelques lumières, qui effectivement ont été au rendez-vous, mais jouant avec les nuages. Je me lève donc vers 5h pour une petite séance photo matinale en solitaire aux environs du refuge.25062014_JO08155-95025062014_JO08166-95025062014_JO08169_Final-950Cicatrices glaciairesAprès un retour au refuge pour le petit déjeuner, je m’équipe et m’encorde avec mes deux compagnons et c’est un peu plus lesté qu’à la normale que j’attaque l’ascension. En effet, j’avais avec moi mon réflex, un 24mm f/1.4 (que j’avais pris pour des photos de nuit et qui ne sera pas sorti), un 50mm, un 100mm et un 16-35mm en plus …de mon trépied!25062014_JO08194-95025062014_JO08175-95025062014_JO08177-95025062014_JO08178-950Paul, qui avait pris la tête, ne se sent pas bien à cause de l’altitude et je lui propose de le remplacer pour mener la cordée. John me déleste de mon trépied et nous attaquons dans le brouillard qui est revenu.

Cette course a d’intéressant le fait que les difficultés sont progressives et variées. Nous progressons sur de la neige ayant bien regelé et sur ce granite de l’Aiguille du Midi qui est absolument magnifique, parmi les plus beaux des Alpes.25062014_JO08211-95025062014_JO08229-95025062014_JO08231-950Une courte mais délicate désescalade permet d’accéder à un rappel de 20m au départ malcommode et aux allures de descente spéléo.25062014_JO08233-950Après nous être de nouveau encordés, nous progressons par un système de vires et finissons par rejoindre la fameuse « fissure en IV », passage clé de l’ascension.25062014_JO08260-950Il s’agit d’un mur lisse d’environ 5m de haut rayé en diagonale d’une fissure à doigts. Surprise, depuis mon dernier passage, des prises ont été taillés dans la roche afin d’en faciliter l’ascension et sans doute de réduire les embouteillages qui s’y formaient. Sans ces petites prises taillées, le passage était franchement difficile et je l’évaluais à un 6a moderne. Désormais il faut encore s’employer un minimum mais le passage est devenu moins physique et en tout cas toujours aussi photogénique.25062014_JO08277-950Après une courte cheminée, on accède à une large vire avec une vue imprenable sur le très photogénique Grand Gendarme, ce qui est l’occasion pour tout le monde de faire une petite pause photo.25062014_JO08296-950Arete des CosmiquesCe promontoire mène à une autre vire, enneigée cette fois, qui permet de basculer dans la face nord et ses abîmes hauts de plus de 1000m. La vallée est quand à elle 2700m sous nos pieds… 25062014_JO08310-95025062014_JO08313-95025062014_JO08314-950Encore un dernier petit passage, un regard vers le vide qui continue de se creuser inexorablement et nous arrivons au sommet des difficultés.25062014_JO08317-950Et avec toujours cette vue vertigineuse, nous rejoignons enfin la plate forme de l’Aiguille du Midi par… une échelle!25062014_JO08323-950

 

La voie lactee au coeur du massif du Mont-Blanc

Voie lactée au dessus de la vallee Blanche et du Mont Blanc

Il y a des sorties qui vous marquent d’une manière indélébile. Celle à laquelle j’ai eu droit en ce soir de juillet 2014 restera longtemps gravée dans ma mémoire.

Le bassin de Talèfre et les environs du refuge du Couvercle sont un endroit exceptionnel. Au pied de montagnes mythiques telles que l’Aiguille Verte, les Droites, les Courtes ou encore la plus modeste mais belle Aiguille du Moine, on y jouit à mon sens d’un des plus beau panoramas sur le coeur du massif du Mont-Blanc.

Mais l’endroit est rare, il se mérite. Après avoir pris le train touristique du Montenvers et rejoint les rives de la Mer de Glace, il faut la remonter pendant plusieurs kilomètres, puis remontrer rive droite du glacier de Léchaux et escalader les impressionnantes échelles des Egralets, avant de rejoindre le refuge du Couvercle, à 2687m d’altitude, après environ 4h de marche et 1000m de dénivelé.

C’était la 4ème fois en 9 ans que je me rendais à cet endroit, et la première fois exclusivement en tant que photographe. En 2010, alors que blessé au genou j’avais laissé à mon grand regret mes compagnons gravir l’Aiguille du Moine sans moi, j’ai eu tout le loisir d’explorer les environs. J’avais alors repéré ce beau point de vue sur la Mer de Glace et le Mont-Blanc, à près de 3000m d’altitude. Et me suis dit qu’il faillait absolument que je revienne photographier cet endroit.

Entre temps j’avais repris sérieusement la photographie et j’avais découvert une nouvelle discipline, la photographie de nuit, grâce à mon ami photographe Eric Courcier qui m’accompagnait pour l’occasion. J’ai donc eu tout le temps de réfléchir et d’imaginer cette image de voie lactée au dessus du Mont-Blanc avec la Mer de Glace et ses bandes de Forbes en contrebas.

Le reste n’est que technique et nuit blanche. Laissons place aux images (cliquez pour faire défiler).

 

Concours International de Photo Nature de Montier-en-Der 2014

Montagne pointue et effile dans la brume l'Aiguille des Deux AiglesJ’ai l’immense honneur de faire partie des lauréats du prestigieux Concours International de Photo Nature 2014 de Montier-en-Der!

Ma photo  « L’Aiguille des Deux Aigles sortant de la brume » a été sélectionnée avec 7 autres photos finalistes dans la catégorie « Paysages du Monde ».

Le palmarès sera dévoilé lors de la remise des prix  le samedi 22 novembre 2014 et ma photo sera exposée en extérieur au Jardin Linet dans le cadre du 18ème Festival de Photo Animalière et de Nature de Montier-en-Der du 20 au 23 novembre 2014.

J’y serai présent et serai heureux de vous y rencontrer.

affiche  Montier 2014

Mes 10 plus belles photos de 2013

Voici une rétrospective de l’année 2013. C’est un travail intéressant que de devoir choisir 10 images et pas une de plus. Même en étant très sélectif, ma short-list en comprenais déjà 16. Choisir c’est difficile et forcément subjectif. Mais c’est un exercice intéressant qui permet de ne retenir que la substantifique moëlle.

Je vous livre donc ces dix photos par ordre chronologique. Toutes ne sont pas forcément celles que je considère les plus plus belles, mais elles m’ont toutes marqué d’une manière ou d’une autre, que ce soit par la beauté de l’image ou bien la force du moment et de ce que j’ai ressenti.

Si l’une vous plait, sachez qu’elles sont disponibles à la vente sous forme de tirages d’art.

1. On commence avec une photo en noir et blanc un peu abstraite, prise l’hiver dernier. Le blanc, le noir, l’homme, la nature, le doux, le dur, la vie, la mort, la liberté, la captivité. Beaucoup de choses qui s’opposent dans cet image très graphique, prise l’hiver dernier après une chute de neige. Prise dans les conditions de « jour blanc, sans contraste, sans ombres, ces plantes séchées comme venues de nulle part semblent flotter dans l’image et se jouer des fils barbelés.Photo abstraite noir et blanc

2. Toujours de la neige mais cette fois-ci changement de décor et direction les glaciers de Haute-Maurienne en ski de randonnée au printemps. Ici nous remontions en direction du col du Grand Méan avec les séracs bleutés du glacier du même nom pour nous tenir compagnie, dans une ambiance vaporeuse et inquiétante à cause du brouillard. La nature sauvage à l’état pur.

Ski de randonnée sur le glacier du Grand Méan

3. Nouveau changement de saison avec une images prise cet été sur les Hauts Plateaux du Vercors, avec ici une belle vue sur le Mont Aiguille. J’ai découvert cette partie du massif seulement cette année et ce fut une révélation. Les paysages sont à couper le souffle, on se sent véritablement transporté, avec l’impression d’être parti en voyage dans un autre pays. Un endroit sauvage et superbe.Vercors et Mont Aiguille

4. Un bien bel endroit que ce plan de l’Alpe dans le massif des Ecrins. En recourant au noir et blanc, j’ai voulu montrer la rudesse des paysages de l’Oisans, fait d’eau, de pierres, de glaces et d’abruptes faces rocheuses. Ses sommets de ne laissent pas facilement approcher. Contrairement au massif du Mont Blanc, il est dénué de toute remontée mécanique et les marches d’approche sont longues. Ces sommets des Ecrins, on les mérite, on se les gagne à la force des mollets, comme ici en toile de fond la Roche Faurio (3730m, qui fut mon premier sommet en alpinisme sans guide, en 2003).Le Plan de l'Alpe

5. L’année 2013 fut aussi pour moi la découverte d’une nouvelle discipline: la photo de nuit. Les capteurs numériques des réflex numériques modernes permettent, associés à un bon objectif, de capter le moindre photon nocturne et d’obtenir des images spectaculaires de la voûte céleste. Le plus difficile pour ce type d’image étant de trouver un endroit à l’écart de la pollution lumineuse des villes, en espérant d’avoir un ciel dégagé. Ici une photo de la voie lactée au dessus de l’Aiguille Verte et des Aiguilles de Chamonix. En voyant ces myriades d’étoiles, les planètes et autres galaxies, on se sent vraiment minuscule sur Terre. Cela nous remet à notre place et nous fait réaliser ce qu’on est, c’est à dire pas grand chose. Voie lactée et aiguille Verte

6. Le lac des Chéserys. Ma première sortie photo avec bivouac. C’était en 2002, j’avais à l’époque un appareil argentique (un F100 chargé en diapositives Velvia) et nous étions montés là haut avec un ami pour faire des photos. Pas uniquement pour faire des photos car nous avions prévu de faire d’une pierre deux coups en escaladant d »aiguillette d’Argentière, un peu plus bas. Je crois que je me souviendrai encore longtemps du poids des sacs… 11 ans après, c’est en version super light que j’ai fait cette photo de coucher de soleil, avec juste un petit sac photo et un sandwich. Le prix à payer étant de rentrer de nuit au parking à la lumière de la frontale sur 900m de dénivelé.Coucher de soleil au lac des Cheserys

7. L’été s’est terminé dans les Pyrénées du côté de Font Romeu. J’ai guetté les belles lumières sur la Cerdagne en me levant tôt plusieurs fois et à la 4ème, j’ai été récompensé par un superbe lever de soleil. Cela valait le coup de persévérer.Lever de soleil Cerdan

8. Nous voici en automne et ce jour jour là, j’avais décidé de partir en mission commando: lever à 4h du matin, départ de Lyon à 4h30 afin d’être sur les rives du lac du Pontet avant le lever de soleil vers 7h00, du côté du col du Lautaret. J’avais repéré ce lac cet été, c’est un endroit très photogénique où la Meije se reflète dans les eaux lacustres. Ce matin là, j’ai été accueilli par un vent très fort, un froid de canard pas assez froid (+2°C) car en guise de flocons de neige, c’était de la pluie qui tombait sur mon pare-brise. J’ai bien failli ne pas sortir de la voiture. Dans un élan de motivation, et absolument sans aucun espoir, sauf celui de me prendre une bonne rincée, j’ai quand même tenté ma chance. Et j’ai découvert une chose nouvelle ce jour là: le fait que l’on pouvait faire de superbes images même par un temps pourri. Je me revois en train d’essayer d’essuyer en vain des gouttes de pluie sur mon filtre et me demandant qu’est-ce que je fichais là ici tout seul à me les cailler et à tremper mon matériel. Mais une fois rentré chez moi j’étais vraiment content des images!Ambiance automnale à la Meije

9. Novembre 2013, 6h00 du matin, après une nuit fraîche au refuge des Drayères mon collègue Eric et moi nous habillons chaudement et partons à la lueur des frontales en direction du lac Long dans le massif des Cerces. Il n’y a absolument personne dans la montagne à des kilomètres à la ronde et nous somme bien loin de toute civilisation. Le silence est d’une qualité exceptionnelle. Les premières neiges ont déjà bien blanchi le sol mais l’hiver n’as pas encore glacé le lac. Il n’y a aucune trace à part les nôtres. Nous hésitions à nous approcher trop du lac, de peur de polluer avec nos traces cette neige intacte.  Après quelques minutes d’attentes, le soleil arrive et caresse de ses rayons dorés les cimes des Cerces enneigées. Un moment magnifique. Panorama enneige massif des Cerces enneige avec un lac

10. A chaque fois que je regarde cette image, elle me fait un peu penser au Mordor dans le film le Seigneur des Anneaux. Une terre faite de pointes effilées, de lumières de fin du monde et de nuages menaçants. Ici dans les Alpes, point de volcan mais une ambiance mystérieuse ce matin là, avec de beaux contrastes et de belles couleurs. Dans le lointain, les Aiguilles d’Arves et la Meije semblent se dresser telles les tours d’une forteresse. 15122013-JO0_1792-900s

11. Oui j’ai été faible, je n’ai pas réussi à n’en garder que 10. Mais comment ne pas vous faire partager ce moment où, ce soir là de décembre 2013, depuis un sommet peu fréquenté du massif des Bauges, j’ai assisté un un magnifique spectacle peu après le coucher du soleil. Une belle mer de nuage venant de l’ouest est venue s’écraser sur le massif. Coulant à flots à travers les cols, elle allait inexorablement recouvrir les sommets et nous engloutir dans un épais brouillard à la redescente. Quel plaisir de se trouver là haut à contempler ce spectacle. Pour reprendre une expression du guide et alpiniste Gaston Rébuffat, ce soir là j’avais le sentiment d’être à ma place.Fin de journee sur les Bauges depuis la pointe de Banc Plat

Bonne année 2014!

Refuge du CharbonUne bonne et heureuse année à tous ceux qui me suivent sur ce site!

Cette année 2013 a été marquée par pas mal de sorties en randonnée, une paire de sorties alpines cet été et une nouvelle discipline que j’ai découvert: la photo de paysage de nuit. 

Cela a aussi été l’année de ma première exposition, à Chamonix, ville que j’affectionne particulièrement et qui je l’espère en appellera d’autres.

Depuis décembre dernier j’ai le statut d’Auteur Photographe, ce qui signifie que je peux commercialiser mes images sous forme de droits d’auteur ou de tirages originaux signés et numérotés dans la limite de 30 exemplaires. Après ma première cession de droits d’une photo de l’ancien refuge Albert 1er aux éditions Hoëbeke (dans le livre de S. Jouty « Refuges de Montagnes » qui vient de paraitre), ma bonne résolution de 2014 est de développer cette activité et de continuer à vous faire profiter de belles images.Ancien Refuge Albert 1er

Mes récentes démarches administratives et autres taches associées (formation, création de compatibilité, facturation etc…) m’ont bien occupé ces derniers temps si bien que j’ai accumulé beaucoup retard dans l’éditing de mes photos depuis cet été. J’ai encore quelques joyaux dans mon disque dur que je ne tarderai pas à partager avec vous.

En attendant portez vous bien, profitez bien de la vie et rendez-vous tout au long de l’année pour de nouvelles aventures!

Lac blanc et lac des Cheserys

Panorama au lac des CheserysEn cette fin d’année, je vous propose quelques photos d’un endroit certes vu et revu, mais dont je ne me lasse absolument pas étant donné sa beauté: le lac Blanc et les lacs des Chéserys, dans le massif des Aiguilles Rouges, face au Mont-Blanc.
L'ancien refuge du Lac Blanc et l'Aiguille Verte

Le lac Blanc est facilement accessible en 1h30 de marche par le téléphérique de la Flégère. Les moins courageux pourront continuer avec le télésiège de l’Index. Permettant d’économiser un peu de dénivelé et de sueur, ce dernier permet d’accéder au lac Blanc en 1h de marche, via un sentier en balcon. Les plus courageux partirons eux du col des Montets, également la plus courte solution pour rejoindre ces lacs si les remontées mécaniques sont fermées (compter dans ce cas 3h de marche pour 900m de dénivelé).

Panorama au lac BlancQui dit coucher de soleil aux Chéserys dit généralement bivouac.  Mais en cette journée du mois d’août, j’ai choisi l’option de la légèreté : monter en fin de journée par la dernière benne de la Flégère, et redescendre de nuit à la frontale.

Cette solution offre un autre avantage: celui de la tranquillité, la foule estivale se pressant alors pour ne pas rater cette fameuse dernière benne. Quel plaisir se se retrouver là haut tout seul face au Mont Blanc et à l’Aiguille Verte, loin des cohortes de touristes envahissant les abords du lac en journée. Seuls quelques randonneurs passent encore par là, cherchant un emplacement pour planter leur tente. Randonnée au lac blancLe Lac Blanc

Au fur et à mesure que j’attends, la lumière évolue et devient de plus en plus belle. La tentation est immense de rester ici et d’attendre les derniers rayons, qui donneront si le ciel et les nuages le veulent bien, de belles teintes chatoyantes sur l’Aiguille Verte.  Mais bon objectif initial étant un coucher de soleil au lac des Chéserys, je plie mon trépied et range mon matériel pour filer dare-dare quelques centaines de mètres plus bas rejoindre ce fameux lac.Coucher de soleil au lac des Cheserys

Ce soir là, j’ai de la chance quelques nuages sont là et apportent leur présence à ce beau paysage, sans pour autant masquer les rayons du soleil. Le spectacle est au rendez vous, je suis content de pouvoir rapporter quelques belles images. Coucher de soleil sur l'Aiguille Verte

Le soleil finit par se coucher mais l’ambiance nuageuse reste intéressante et mystérieuse. Mon ami Eric m’a entre temps rejoint pour faire des photos nocturnes, après être monté à bon rythme après le boulot depuis le col des Montets. Crepuscule au lac des CheserysEntre chien et loup au lac des Cheserys

Pour les photos de la voie lactée se reflétant dans le lac, les nuages en ont décidé autrement et au bout de 3h d’attente dans l’humidité, nous avons préféré rentrer plutôt que d’attendre une hypothétique trouée dans les nuages. La suite du récit et quelques photos de nuit prises durant le retour dans cet article.Contemplation des dernières lueurs du jour

Lever de soleil à l’Aiguillette des Posettes

Lever de soleil sur les aiguilles de la Mesure et d'EncrenazQuelques images prises mi-aout à l’aube, sur les contreforts de l’Aiguillette des Posettes.

J’adore cet endroit pour la vue absolument magnifique qu’il offre à la fois sur la chaine du Mont Blanc, et aussi, sur les sommets nord des Aiguilles Rouges, comme l’Aiguille de la Mesure et l’Aiguille d’Encrenaz.

(cliquez sur une des images ci-dessous pour lancer le diaporama)

A la rencontre des bouquetins du vallon de Bérard et du col de Salenton

Vue sur le versant nord des Aiguilles Rouges et leurs glaciers eRetour sur une belle randonnée effectuée cet été: le col de Salenton (2526m) par le vallon de Bérard.

A l’écart de l’agitation de la vallée de Chamonix toute proche, le vallon de Bérard est un véritable havre de paix, resté très sauvage.En environ 2h de marche, il donne accès au refuge de la Pierre à Bérard, halte bienvenue, en particulier aux candidats à l’ascension du Buet (3096m). Au dessus du refuge, le sentier se redresse pour laisser place à un décor de plus en plus minéral au fur et à mesure que l’on prend de l’altitude. Malgré une randonnée tard en saison (mi-aout 2013), nous avons du traverser plusieurs névés, vestiges d’un hiver particulièrement généreux en neige.13082013_Bouquetin_male-950En se rapprochant du col de Salenton, le sentier laisse place à des roches moutonnées, où nous avons rencontré les premiers bouquetins du jour. Il s’agissait de jeunes bêtes, bien occupées à lécher les rocher, et n’hésitant pas à se donner de violents coups de corne quand l’un s’approchait trop près du coin de l’autre. Jeunes bouquetins lechant les rochers Jeunes bouquetins se chamaillant

Réserve naturelle du valon de BérardAu col de Salenton, on peut contempler sur l’autre versant la large et verte vallée de la Diosaz, qui s’écoule en direction de Servoz. Il est intéressant de ne pas s’arrêter au col et de monter sur le petit sommet immédiatement au sud. C’est un très beau belvédère qui permet entre autre de contempler le versant nord du massif des Aiguilles Rouges, et ses petits glaciers, malheureusement en train de mourir à petit feu. Au col de SalentonHaute valle de la Diosaz depuis le col de SalentonLe col et l'aiguille de SalentonEclaircie et nuagesSur le chemin du retour, un peu au dessus du refuge, ce fut l’occasion de recroiser plusieurs bouquetins.Jeune bouquetin male13082013_Bouquetin_femelle_2-95013082013_Bouquetin_femelle_3-950

D’abord un mâle et une femelle, puis deux jeunes. Distants d’une trentaine de mètre, j’ai commencé à les photographier au téléobjectif puis me suis rapproché de plus en plus, grapillant 10cm par 10cm. Ils n’étaient pas très craintifs mais avaient tout de même du mal à accepter ma présence à moins de 5 à 10m. Sans doute trop occupés à brouter l’herbe grasse, ils ont fini par s’approcher à moins de 3m de moi.
J’ai alors pu prendre une photo au 24mm, permettant les montrer dans leur magnifique habitat naturel.Jeunes bouquetins curieuxBouquetins dans leur environnement

Sortie nocturne dans les Aiguilles Rouges

Nuages et etoiles sur la PerseveranceSuite de la série chamoniarde précédente avec cette fois ci des images de cet été prises aux environs de minuit sur le balcon des Aiguilles Rouges.

Parti avec Eric dans l’espoir de faire des photos nocturnes au lac des Cheserys, la brume tenace et l’humidité on eu finalement raison de notre patience et c’est durant notre retour à la voiture que le ciel a fini de se dégager, permettant de faire ces quelques images.

Photos de nuit au col des Montets

Silhouettes devant la VerteCet été, j’ai poursuivi l’expérience démarrée dans les Ecrins un mois plus tôt où je m’étais essayé pour la première fois à la photo de nuit en montagne sur les conseils de mon ami photographe Eric Courcier que je remercie au passage.

Direction le col des Montets à Chamonix pour quelques prises de vues nocturnes estivales. Le premier soir, j’ai eu la chance de pouvoir bénéficier d’un ciel parfaitement dégagé, pouvant alors bien mettre en valeur la voie lactée au dessus des Aiguilles de Chamonix. Associés à un objectif lumineux, les capteurs des boitiers numériques modernes permettent de capter le moindre photon, même par nuit noire. Du coup il permettent de restituer dans les images une myriade d’étoiles que l’oeil humain a du mal à discerner, en particuliers celles de la voie lactée.La voie lactée au dessus des aiguilles de Chamonix

J’y suis retourné quelques jours plus tard avec Eric partis à la chasse aux perséides. Pas d’étoiles filantes ce soir là mais un bouquetin noctambule peu farouche, venu lécher le salpêtre des murs du chalet de la réserve des Aiguilles Rouges.  30 secondes de pose pour le ciel, un petit coup de frontale pour le bouquetin, et c’est dans la boite!Bouquetin devant le chalet de la réserve des Aiguilles Rouges

Avant de repartir, j’ai tenté une photo des nuages au dessus de la vallée qui est sacrément bien ressortie. Nuages nocturnes sur les aiguilles

Lumières chamoniardes

Le Dome du Gouter

Une petite sélection d’images prises lors de ma traditionnelle semaine de congés à Chamonix en aout dernier. Je m’étais livré au même exercice l’an dernier.

Les lumières changent, le montagnes restent les mêmes.

A voir à Chamonix

Itinerance photographique Chamonix 2013Itinérance photographique.

Exposition organisée par Image Temps réunissant 7 photographes répartis dans trois lieux à Chamonix à laquelle je participe. Mes photos sont visibles au Crédit Agricole de Chamonix avec celles de Laurent Soyris jusqu’au 5 octobre 2013. Deux beaux tirages N&B en 50x75cm.

Si vous passez par là, c’est l’occasion d’y faire un tour.

2012_09_03_Drus-Modifier-950Aiguille Verte et la lune

L’arête des Lanchettes au Dôme des Glaciers

Montée à l'arête des Lanchettes

Le week end du 13-14 juillet 2013, direction les Chapieux, petit hameau à l’entrée de la vallée des Glaciers, d’où on peut accéder en voiture soit depuis le Cormet de Roselend, soit depuis Bourg Saint Maurice. De là nous prenons une navette (obligatoire) qui nous dépose au terminus carrossable: le parking des Lanchettes où un beau troupeau de vaches laitières de race tarine nous attend. Dome des Glaciers et Aiguille des Glaciers

L’objectif du lendemain est entièrement visible, il s’agit de monter au Dôme des Glaciers (3592m) par l’arête des Lanchettes, un itinéraire mixte mêlant passages  en rocher et ne neige aboutissant au pied de l’Aiguille des Glaciers (II/PD-). Fait-il partie du massif du Mont-Blanc, du Beaufortain, voire de la Vanoise de par son accès? Nous allons quand même l’attribuer au massif du Mont Blanc car une fois à son sommet, son appartenance à ce massif ne fait plus aucun doute.Le refuge Robert Blanc (2760m)Derniers retardataires arrivant au refugeLe départ s’effectue depuis le refuge Robert Blanc (2760m) que nous rejoignons la veille en 2h de marche.  La neige était très persistante en ce début de saison (il y a longtemps que je n’avais pas connu ça!), le refuge se retrouvant encore entouré de neige. C’est un très joli petit refuge, avec une belle vue sur la vallée des Glaciers et les sommets de Vanoise, ainsi que sur le Mont Tondu, tout proche. L’accueil y fut excellent, autant que la nourriture.Vue depuis une fenetre du Refuge Robert BlancLe Mont Tondu

Le lendemain, après un lever à 4h30, nous remontons les pentes de neige au dessus du refuge sous les lueurs de l’aube. Montée à l'arête des Lanchettes

Pente d'accès à l'arête des LanchettesLe regel est très bon. Après une passage plus raide (50m à 40°), nous rejoignons le fil de l’arête que nous ne quitterons plus jusqu’au sommet. De l’autre coté, on découvre le glacier de Tré la Tête, avec l’Aiguille de la Bérangère, les Dômes de Miage, Bionnassay, le Mont-Blanc. Malheureusement tout est à contrejour et plongé dans l’ombre donc pas vraiment photogénique. Aiguille de la Bérangère depuis l'arête des LanchettesSur l'arête des Lanchettes.

Le parcours de l’arête est facile et ludique, quelques passages en neige venant apporter une touche esthétique et nous permettant de tester nos qualités d’équilibristes. Sur l'arête des Lanchettes

Après avoir rejoint le col des Glaciers, les passages rocheux se font plus raides et aériens sur le passage dit des « trois gendarmes ».Passage rocheux sur l'arête des LanchettesSur le fil de l'arête des Lanchettes

On rejoint alors la croupe neigeuse ourlée de petites corniches et qui mène au sommet du Dôme des Glaciers. La vue sur l’arête et sur la vallée est magnifique.Arête des Lanchettes et vallée des Glaciers

Une fois le sommet rejoint, nous décidons de poursuivre et remontons ensuite une pente de neige pour rejoindre une épaule à la base de l’Aiguille des Glaciers, vers 3700m. L’arête qui en part mène à la Lée Blanche et aux Aiguilles de Tré la Tête. Le panorama sur le Mont-Blanc et le versant italien est splendide et valait bien ce petit effort supplémentaire. Malgré un voile atmosphérique marqué, on devine le Cervin et le Mont Rose à l’horizon. 14072013-Panorama_Aiguille_des_Glaciers-950Vue sur les Aiguilles de Tré la Tête et le Mont Blanc

Il est ensuite temps de redescendre, le glacier des Glaciers est bien crevassé et nous ne souhaitons pas attendre que le neige ramollisse trop, bien que les crevasses soient bien bouchées en cette saison. La descente est très rapide avec cette neige, et nous rejoignons le parking en moins de 3h après avoir quitté le sommet.Les glacier des Glaciers et la vallée des GlaciersSur le glacier des GlaciersLa vallée des Glaciers

Coucher de soleil sur l’Aiguille de Bionnassay

Ces photos ont été prises fin décembre 2012, au dessus de St Nicolas de Véroce.

Cela faisait plusieurs fois que j’espérait prendre des photos de ce versant du Mont Blanc au coucher du soleil et le moins que l’on puisse dire c’est que j’ai été servi. Les nuages étaient de la partie et donnaient une belle ambiance aux Dômes de Miage et à l’Aiguille de la Bérangère.Dôme de Miage et Aiguille de la Bérangère

L’aiguille de Bionnassay (4052m) était cachée par les nuages, j’ai bien cru qu’ils allaient ne pas bouger, mais le miracle a fini par se produire, laissant apparaitre ce sommet de plus de 4000m trônant tel un géant himalayen au dessus de la vallée.Aiguille de Bionnassay

Je trouve que cette face ouest la met vraiment en valeur, c’est un vrai beau sommet qui domine, alors que sous d’autres points de vue elle est généralement écrasée par ses voisins le Dôme du Gouter et le Mont Blanc. Depuis l’ouest, l’Aiguille de Bionnassay se détache vraiment et forme un grand sommet bien individualisé. Sur la photo ci-dessous, on distingue dans l’ombre le Truc, lieu prisé des randonneurs, qui relégué 2200m plus bas ne forme qu’une petite bosse blanche insignifiante au dessus des sapins.Aiguille de BionnassayAiguille de BionnassayCe point de vue permet également un beau panorama sur les Dômes de Miage, l’Aiguille de la Bérangère et le Mont Tondu, mais en cette fin décembre, le soleil ne fait que lécher les sommets sans les éclairer vraiment. Seul le sommet de l’Aiguille de la Bérangère (ci-dessous) reçoit une belle lumière.Aiguille de la Bérangère

La lumière du soleil couchant a ensuite permis aux couleurs rouges et roses de donner leur maximum d’intensité, avant de décliner progressivement, laissant place à une ambiance plus douce et poétique, aux tons pastels.Aiguille de BionnassayAiguille de BionnassayAiguille de Bionnassay

Sur la photos ci-dessous, la dernière avant que la lumière ne disparaisse pour de bon, on distingue le sommet du Mont Blanc. C’est la bosse de neige débonnaire à gauche, également éclairée par le soleil. Quand je vous disait que depuis ce point de vue, la reine c’est Bionnassay!Aiguille de Bionnassay

En partant, j’ai même eu la chance d’assister à un beau lever de lune au dessus du col du Tricot.Lever de lune au col du TricotLever de lune

Quelques panoramiques pour terminer cette série qui m’aura laissé un souvenir mémorable.Aiguille de BionnassayLes Dômes de MiageAiguille de Bionnassay

Lueur éphémère sur les Drus

Ce soir de décembre 2012, le coup de projecteur fut très bref et localisé sur la face ouest. Une belle ambiance hivernale. C’est d’ailleurs à se demander si c’est la couleur de la lumière ou celle du rocher…

Lueur hivernale sur les DrusLueur hivernale sur les DrusLueur hivernale sur les Drus